Le mercredi 17 février, nous quittons le village de Nombori :

Terrasse du campement de Nombori

Nous allons jusqu'à Tiréli où nous prenons une bonne pause pour manger et se reposer, puis nous continuons jusqu'à Iréli pour dormir à la belle, dans un campement au pied de la falaise.

Le matin, nous marchons au soleil, dans le sable... pas facile de marcher dans le sable, mais qu'est-ce que c'est agréable d'être là, entourés par la falaise et les dunes de la plaine.

Mabo et Cécile

En fin de matinée, nous arrivons aux abords du village de Tiréli.

Village dogon

Nous faisons un petit tour du village accompagné par un membre du campement où nous faisons notre pause.

Face au tourisme, les villages se sont organisés et proposent régulièrement 1 ou plusieurs campements tenus par des familles ou des jeunes. Il s’agit souvent d’un campement fait de banco et de pierres avec une proposition de chambres ou de camping sur les terrasses des maisons. Les guides peuvent aussi y commander les repas pour les touristes qu’ils accompagnent.

Village vu d'en bas

Nous passons à coté de la case à palabres :

La case à palabres de Tireli

Puis à coté de la case des femmes, en effet, cette case n'est accessible qu'aux femmes en période de règles qui peuvent ainsi se reposer durant une semaine. Les autres femmes du village leur apporte de quoi manger pendant ce temps de repli.

La case des femmes

Nous montons vers le haut du village pour admirer les toits et les jardins...

Vue sur les toits et les jardins

Nous retrouvons les greniers, vous pouvez différencier le grenier femelle plus large car il contient 4 compartiments pour les effets personnels des femmes et le grenier mâle plus étroit qui abrite les céréales pour nourrir la famille :

Les greniers dogons

Nous prenons une jolie photo devant la falaise sud d'où nous venons qui se profile derrière nous :

Vue sur la falaise coté sud

Durant notre marche, nous rencontrons d’autres touristes randonneurs bien sûr, mais dans ce village nous voyons des touristes à 4x4, car le village est accessible par la piste. Ils viennent prendre quelques photos et assister à un spectacle de danse traditionnelle et ils repartent aussitôt...

De notre coté, nous rejoignons notre campement du midi, d'où nous avons un bel aperçu du village, tout en étant tranquilles :

Vue depuis le campement de Tiréli

Nous partageons le repas avec note guide Mabo, au menu cette fois-ci pâtes sauce tomates, pas très original mais bon ça tient au ventre !

Repas de midi dans un campement de Tiréli

Après une petite sieste, nous demandons un thé traditionnel pour nous réveiller... On est trop fan de ce thé ! Ca nous rappelle celui que nous aimions partager en Guinée !

En début d'aprèm, nous reprenons la route après cette pause très appréciable et nous passons devant la mare des Caïmants. Les Dogons ont souhaité dédier une mare sacrée pour les Caïmants en reconnaissance de leur protection sur les anciens.

La mare des caïmans

Sur notre chemin, nous voyons aussi de nombreux baobabs. Sur certains, une partie de l'écorce a été prélevée pour faire des lianes qui servent pour l'habitat et pour nouer les barrières :

L'écorce du baobab

En fin d'après-midi, nous arrivons à Iréli. Notre campement est super bien placé. Le calme est partout... on pense à nos amis guinéens, à ces quelques jours dans ce paradis et au retour qui approche...

La nuit sous la moustiquaire fut mouvementée... un vent très chaud et violent s'abat sur la plaine. Pas facile de dormir ! Le calme revient avec le jour qui se lève :

Le lever du soleil à Iréli

Le jeudi 18 février, nous commençons la journée en prenant le temps de visiter le village d'Iréli.

Nous passons devant l'église protestante : l'intérieur est sobre et les bancs sont faits de banco.

L'église protestante d'Iréli

L'intérieur de l'église protestante

Nous découvrons aussi les maisons troglodytes nichées sur la falaise :

D'autres maisons troglodytes

Les maisons troglodytes

Celles-ci servent aujourd'hui de tombes pour les habitants du village. Vous apercevez la corde à coté du rocher qui permet à deux jeunes de monter le corps dans un linceul et de le déposer dans une des embrasures avant de la refermer.

Les tombes dans les anciennes maisons troglodytes

Nous passons ensuite devant la case à palabres de Tiréli. Sur les parois, des peintures montrent les linceuls utilisés pour recouvrir les morts :

La case à palabres d'Ireli

Nous redescendons du village pour prendre le chemin vers Banani.

Mabo et Ludo dans le sable

Aujourd'hui, le parcours est facile. Nous ne mettrons pas longtemps pour rejoindre le campement du midi.

A 2km de l'arrivée à Banani

A Banani, nous retrouvons un max de touristes qui commencent ou qui terminent leur tour. On trouve quand même une terrasse pour se reposer avant de remonter par la faille, au village de Sangha, fin de notre marche.

La faille à remonter

Nous apprécions une dernière fois la magnifique vue sur la falaise et sur la plaine :

Dernière vue sur la falaise du pays dogon

Et nous terminons notre route en sortant par le tunnel de Sangha :

La sortie du tunnel à Sangha

Après le village de Sangha, une voiture nous attendait pour nous ramener à Bandiagara.

Le lendemain, vendredi, nous avons fait du stop... puis un taxi-minibus nous a pris pour nous poser à Mopti.

Nous avons passé la journée à nous balader dans la ville de Mopti :

Dans les ruelles de Mopti

Dans l'aprèm, nous avons fait une heure de pirogue sur le fleuve Banni au confluent du Niger.

Sur la pirogue

Un village près du fleuve

Le soir, nous avons logé chez une volontaire SCD, qui se trouvait être l'épouse du gérant de l'hôtel du coin ! Quel coïncidence !

Le samedi, nous sommes repartis pour 10h de route vers Bamako.... et la suite vous la connaissez ! (voir article sur Bamako)

J'espère que vous avez apprécié ce voyage au coeur du pays dogon... pour nous ce fut un passage essentiel avant notre retour.