Samedi 30 août 2009, nous partons pour Sébory au petit matin. La journée s'annonce bien, il y a bien quelques nuages mais les premiers rayons de soleil sont magnifiques :

A Sébory, nous retrouvons l'incontournable Diouma qui ne manque pas de nous remercier... grâce aux quelques touristes que nous lui avons envoyés, la saison pluvieuse a été très bonne pour notre guide préféré.

Nous retrouvons aussi les deux Julien de Labé qui nous rejoignent pour la journée.

Dès le départ de la balade, nous croisons une petite maison dans la prairie... La famille Ingals a pris des couleurs depuis le temps !

Après une marche d'approche d'environ deux heures nous arrivons à Kala, de là nous rentrons dans une faille qui nous permet de traverser la montagne et d'arriver au pied de la falaise juste à coté de la chute de Ditinn.

Au milieu d'une végétation luxuriante, nous admirons quelques plantes aux allures curieuses. Ici, 3 arbres sont reliés par une même racine qui fait office de pont naturel :

Enfin, la faille s'ouvre sur un paysage splendide. Nous sommes au cœur du cirque de Ditinn et la plaine s'étend devant nous... (l'an passé, nous étions arrivés comme tout le monde, par la piste qui traverse la plaine). Au détour d'un bosquet, nous apercevons le haut de la cascade. Il ne reste plus qu'à la rejoindre...

Diouma connaît le chemin qui passe par en bas, mais depuis Kala, nous sommes accompagnés par un jeune du village qui nous promet qu'on peut aller au plus court...

1 heure de galère dans les broussailles plus tard, nous retrouvons enfin la cascade, nous en sommes tout près, mais une barre naturel d'épineux bloque le chemin depuis la falaise jusqu'en bas... Têtus, nous ne voulons pas faire demi-tour et nous tentons de franchir les épineux à l'endroit où l'on se ferra le moins d'égratignures.

Il est plus de 13 heures, nous n'avons pas mangé et nous commençons à avoir faim !

Enfin, nous arrivons au pied de la cascade, elle est grandiose !

Il y a beaucoup de vent, et la brume créée par la chute d'eau nous trempe en quelques secondes... le temps de sortir les capes de pluie pour protéger les sacs, le vent soulève les capes, les vêtements sont trempés et les rochers extrêmement glissants. Mais après les difficultés que nous avons eu pour arriver, nous n'avons pas envie de repartir par le même chemin. Le torrent est fort mais nous allons le traverser !!!

De l'eau jusqu'au dessus des genoux, l'impression de passer sous la douche, nous traversons la rivière entre les deux gros rochers (tracé en rouge sur la photo) :

De l'autre coté, la remontée sur le sentier est encore glissante et la cascade nous mouille encore un peu, histoire de bien finir le travail.

Ça valait le coup d'œil quand même :

Nous partons nous faire sécher un peu plus loin le temps de la pause pic-nic. Il est tout de même 14h00. Malgré les efforts de la matinée, Diouma et les 2 jeunes qui nous accompagnent, ne boivent pas et ne mangent pas, c'est le mois du ramadan. Leur courage est impressionnant car les efforts de la matinée nous ont vidé de nos forces.

Bien sur, un peu plus bas, il faut retraverser la rivière. Une liane tendu d'un bord à l'autre nous sert de main courante, l'eau est aussi profonde, mais le courant est plus calme et la cascade "brumisateur" est loin en amont. Cette traversée sera plus simple...

Le chemin du retour nous offrira quelques courbatures et douleurs aux pieds. La remontée à travers la faille sera particulièrement difficile pour nos amis musulmans à jeun.

Ce fut une belle journée pleine d'aventures et de régal pour les yeux. On retiendra que le guide de Kala ne vaut pas un clou à coté de super Diouma... mais on ne lui en veut pas, la traversée du torrent à quelques mètres de la cascade restera un bon souvenir !

Voilà, Ditinn : on avait pensé ne jamais y retourner parce que l'an passé, les 2 heures de pistes avaient été plutôt inconfortables... Mais cette rando à pied est l'une des plus belles que nous ayons faites !!

Vive la marche à pied !!

Vive la Guinée !