La pomme de cajou pousse donc sur un anacardier :

Les cultivateurs utilisent l’anacardier pour créer des haies naturelles pour protéger les plantations de manguiers contre les chèvres et les moutons. En effet planté en rang serré, cet arbre permet de constituer une belle haie bien dense. Et si les ovins et les caprins raffolent particulièrement des fruits, ils n’en mangent pas les feuilles.

Le fruit ressemble vaguement à une pomme avec une curieuse excroissance. La pomme peut être rouge ou jaune sur le même arbre. La chair est très molle et spongieuse, elle renferme un jus « gazeux » très sucré, un peu acidulé et parfaitement comestible.

La graine située à l’extérieur du fruit est quant à elle extrêmement dure.

La petite noix qui va nous intéresser est donc bien protégée dans la coque. On récolte les noix par tas, au pied des arbres :

Ensuite, il faut faire griller les noix un peu sur le même principe que les marrons. Il parait que c’est prêt quand la noix explose. On ne peut pas l’éviter car il est impossible de l’ouvrir comme on le fait avec les marrons. La coque est vraiment très dure. Avant que toutes les noix n’explosent, on les retire du feu et on les fait refroidir un peu.

Ensuite, on se brûle les doigts pour les récupérer et les fracasser entre deux cailloux.

La petite gourmandise apparaît alors délicatement dorée…

Encore une ressemblance avec la châtaigne, c’est cette petite peau brune, amère et velue qui a une fâcheuse tendance à vouloir rester collée sur la noix.

Une fois cette peau retirée, il ne reste plus qu’à servir les verres…

A votre santé !