Samedi, Ludo a fait un peu de bricolage dans le jardin. Il a installé un système d’irrigation pour le jardin et certaines plantations. Moi, j’ai dévoré mon bouquin de Yasmina Khadra, « L’attentat » qui traite des conflits en Palestine. J’ai lu « les hirondelles de Kaboul » du même auteur la semaine dernière. Cet auteur a fait une trilogie…C’est très intéressant de comprendre un peu plus la situation et l’Histoire de ces pays à travers la vie romancée des personnages de Yasmina.

Le samedi en fin d’après midi, Maria est revenue du Centre d’appui à l’autopromotion féminine avec lequel elle travaille pour la commande d’articles équitables (teintures, nappes, …). Puis nous avons pris la route tous les 3 pour Dalaba. Vers 18h00, nous sommes arrivés chez Sr Célestine, où nous avons prévu de passer la nuit. Nous causons un moment, puis nous lui offrons un carnet de photos souvenir pour la fête d’anniversaire de ces 26 ans de vie religieuse. Elle est enchantée ! Le P. Lucius nous rejoint pour le diner. Nous apprécions toujours la convivialité des repas partagés avec eux.

Le lendemain matin, nous prenons le petit dèj et nous saluons nos hôtes. Il est 8h00, il est temps de partir rejoindre Diouma à Sébory. Nous avons aussi rendez-vous avec Julien de Labé, qui est venu avec Haoudiatou, une amie de Labé.

Nous commençons la balade vers 9h00. Nous traversons des petites concessions puis nous descendons un chemin très pentu et glissant avec les feuilles.

Tout en bas, le chemin débouche sur une cascade où Julien et Ludo prendrons une douche rafraîchissante tandis que nous les filles trempons seulement nos pieds dans l’eau. Diouma nous offre des oranges à presser ! Elles sont délicieuses !

Après une bonne demie heure, nous reprenons le chemin : une montée puis à nouveau une descente qui donne sur un autre versant : avec de nombreuses collines.

Nous marchons seuls, sous le soleil, jusqu’à la prochaine cascade dans la vallée. Seul un troupeau de vaches nous tient compagnie.

Enfin, nous arrivons vers la cascade. Diouma use de son sécateur pour se frayer un chemin jusqu’au point d’eau. Merci Diouma !

Nous profitons de l’air frais de la cascade et du brumisateur qu’elle nous offre pour prendre notre pause picnic. Nous partageons nos « trésors » : sardines, pâté, vache qui rit et quelques rondelles de saucisson.

Repus, nous continuons notre route. Nous traversons la vallée dans sa largeur et nous parvenons à la montée qu’il faut arpenter pour accéder au chemin qui mène vers le village de Sébory.

Nous puisons dans nos forces pour marcher jusqu’en haut : il y a pas d’ombre, le soleil tape et la montée est rude. Nous arrivons en haut exténués.

La suite de la balade est moins accidentée mais nos jambes commencent à fatiguer et nous n’avons plus d’eau.

Malgré tout, nous continuons jusqu’au bout en économisant nos paroles, en gardant un bon rythme et en rêvant à de l’eau fraîche. Nous arrivons épuisés à Sébory mais très heureux de cette balade, où nous avions une bonne équipe de cordée ! Nous trouvons seulement de l’eau tiède dans les boutiques mais c’est pas grave ! Ca fait du bien de s’hydrater ! La prochaine fois, on partira plus tôt le matin pour éviter la chaleur (surtout en plein saison sèche ! mais ils sont fous !) et puis on doublera les quantités d’eau !