Le premier lieu de visite a été son télé centre. Notre professeur comme beaucoup de guinéen a investi dans une ligne téléphonique branchée dans une petite cabane en bois peinte en vert, qui sert de cabine téléphonique. Deux de ses neveux se relayent en fonction des heures de cours pour accueillir les clients ou recevoir les appels pour le quartier. Ce système est encore très utilisé malgré l’essor des téléphones portables.

Ensuite, nous sommes partis rencontrer sa sœur dont vous pouvez admirer le dernier né, puis saluer sa maman, qui n’était pas chez elle. En rejoignant le chemin vers la maison de notre professeur, nous avons finalement croisé sa maman. Puis encore un de ses oncles chez qui nous nous sommes assis sous un manguier le temps des salutations. Enfin, l’aîné de la famille, le plus âgé de tous ses frères, notre professeur étant d’ailleurs le plus jeune vous devinerez d’après la photo qu’ils ne sont pas nés de la même mère.

Son neveu :

De gauche a droite : la maman, l’oncle, lui-même, sa tante :

L’aîné et le benjamin de la famille :

Enfin, nous voilà chez M. Camara, J’avais déjà eu l’occasion de rentrer chez lui le jour de l’enterrement de son frère, mais Cécile y entrait pour la première fois (les femmes ne sont jamais conviées à la cérémonie des enterrements). Sa petite maisonnée qui est en fait celle d’un de ses frères à Conakry, est constituée d’un hall d’entré qui donne sur 3 chambres.

Devant chez M. Camara :

Comme à l’accoutumé en Guinée, il nous a invité à s’asseoir sur le lit qui prend toute la place de la chambre, il a placé une chaise devant nous, déposé dessus un plat de riz avec 3 cuillères, versé de la sauce aux feuilles de manioc sur le riz, s’est assis sur le lit à coté de nous et nous avons partagé le repas.

Nous avons commencé à discuter de son arrivé récente au centre (il travaille au centre depuis novembre seulement), de ses motivations malgré sa formation première de vétérinaire. Il a commencé à se confier très sincèrement, nous avons été surpris par son témoignage, simple et plein de franchise. Décidément il nous reste beaucoup à découvrir sur la Guinée. Nous sommes en tout cas confiants pour la suite de notre collaboration avec lui, c’est un homme vrai, qui veut faire au mieux dans son travail (ça nous l’avions déjà constaté) et qui a compris que la réussite du centre passe par lui. Il croit au centre et souhaite à tout prix son développement. Le ton et l’émotion avec lesquels il nous a exprimé ce souhait nous ont presque laissé sans voix.

En repartant de chez lui, nous avons croisé un autre de ses frères ayant vécu 8 ans en Allemagne revenu au Pays depuis. Il nous a fait une très belle démonstration de son allemand, mais vu qu’on comprend cette langue encore moins bien que le poular, il a rapidement repris la conversation en français. M. Camara nous a raccompagné jusqu’à la route (ici, on raccompagne toujours ses invités), puis nous l’avons remercié et salué : « Djarama nani. En django bimbi si Allah diabi !!! » (Merci beaucoup. A demain matin inch’allah).