Après 45 petites minutes et quelques grosses gouttes de sueur sur le front, nous sommes arrivés dans un havre de paix. Une concession familiale ou nous avons d’abord croisé sa maman dont la case se trouve à l’entrée du domaine. Puis nous avons rejoint la petite case des jeunes parents. M. Barry et son épouse ont en effet un fils âgé de 5 mois.

Rapidement nous nous sommes mis à table autour d’un plat de riz sauce, préparé par madame. L’intérieur d’une case est assez sommaire mais il y fait très frais. Leur petite maisonnée était meublée d’un grand lit, d’une petite table basse, d’une étagère table de nuit et de plusieurs posters relatant les exploits footballistiques des dernières coupes du monde. Le calendrier 2008 du Centre trônait fièrement au milieu de cette décoration pêle-mêle.

L’échange avec madame fut assez limité car son français n’était pas meilleur que notre poular. Mais autour de son bébé et avec un échange de regards nous lui transmettons toute notre joie de les rencontrer.

Ensuite nous nous éloignons de leur petite case pour aller saluer la grand-mère de notre professeur. Nous avons dû pour cela enjamber d’astucieuses barrières de bois destinées à éviter la fuite des chèvres et des moutons. La mamie n’était pas là mais se fut l’occasion de prendre une photo d’une case traditionnelle avec la cuisine extérieure en premier plan.

Nous repartons donc chez sa maman où nous retrouvons sa femme et son fils. La maman nous a donné de belles oranges et quelques bananes. Le tout avait même du mal à rentrer dans notre sac. En Guinée lorsque tu rends visite à quelqu’un, c’est toi qui reçois un cadeau.

Enfin, nous sommes repartis avant la nuit pour environ 40 minutes de descente sur Mamou pour rentrer chez nous, le sourire aux lèvres et l’esprit apaisé par ce lieu magique.